Affaire de mœurs à Caen : un ex-proviseur accusé de prostitution d’un mineur
Une affaire de mœurs secoue le monde de l’éducation dans le Calvados. Un ancien cadre administratif d’un établissement scolaire prestigieux de Caen doit répondre de faits graves impliquant un adolescent. L’enquête, déclenchée après le signalement d’un proche, met en lumière des agissements qui auraient eu lieu il y a trois ans.
Des accusations graves pesant sur un responsable éducatif
L’ex-proviseur-adjoint du lycée Malherbe de Caen fait l’objet de poursuites pour avoir eu recours à la prostitution d’un adolescent. La victime, un jeune homme, était âgée de 17 ans au moment des faits.
Ces événements datent de 2022, lorsque l’accusé aurait établi un contact avec le mineur via les réseaux sociaux. La première prise de contact remonterait à juin 2022, selon les éléments de l’enquête.
Un signalement tardif mais déterminant
L’affaire n’a été portée à la connaissance de la justice qu’en juillet 2024, soit deux ans après les faits présumés. C’est un proche de la victime qui a déposé plainte, permettant ainsi l’ouverture d’une instruction.
Une seule victime a été identifiée dans ce dossier. Les circonstances précises des rencontres et des agissements reprochés n’ont pas été communiquées publiquement à ce stade de la procédure.
Une carrière brutalement interrompue
L’homme, aujourd’hui âgé de 63 ans, a été convoqué et entendu par les enquêteurs en février 2025. À cette période, il exerçait toujours ses responsabilités au sein de l’établissement caennais.
Quelques mois plus tard, en juin 2025, il a quitté ses fonctions en prenant une retraite anticipée. Officiellement, ce départ a été justifié par des raisons de santé.
Un pot de départ mystérieusement annulé
Une cérémonie d’adieu était initialement prévue pour marquer son départ de l’établissement. Finalement, cette manifestation a été annulée sans explication officielle, alimentant les interrogations au sein de la communauté éducative.
Une procédure judiciaire qui s’éternise
L’audience devant le tribunal, initialement programmée le mois dernier, a été reportée sine die. Aucune nouvelle date n’a été communiquée par le parquet.
L’instruction se poursuit et les enquêteurs continuent de rassembler les éléments nécessaires au dossier. L’accusé encourt une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour les faits qui lui sont reprochés.
La direction académique n’a pour l’heure fait aucun commentaire sur cette affaire sensible qui touche l’un de ses anciens cadres.

